Ils auraient dû lire nos conseils !

L’arrivée des réseaux sociaux a profondément modifié notre manière de communiquer dans la sphère privée et publique. Le plus connu de ces sites, Facebook, se retrouve régulièrement au centre de polémiques qui tournent souvent au fait de société. Voici un florilège de mésaventures rencontrées par des professeurs, en publiant parfois imprudemment sur Facebook.

 

 


Ne pas poster des photos de ses élèves sur Facebook

Une  mère de Chicago veut poursuivre l’enseignante de sa fille, comment en est-on arrivé à cette extrémité ? Tout commence un matin lorsqu’une élève de sept ans décide d’aller à l’école les cheveux ornés de bonbons le jour de la photo de classe. L’enseignante, amusée par la chevelure ornée de friandises filme la fillette et poste la vidéo sur Facebook. Rapidement des commentaires moqueurs font leur apparition.

Entre-temps, la mère de l’élève apprend le geste du professeur et va se plaindre aux autorités compétentes avec une copie des fameux commentaires. Dès lors, la vidéo est retirée du site communautaire. Par ailleurs, Monique Bond, la porte-parole de l’école, a déclaré que la professeure allait subir une action disciplinaire pour son geste. La mère de l’enfant a quant à elle engagé un avocat et envisage de porter plainte, elle regrette surtout que la maîtresse ne se soit pas excusée auprès de sa fille.

Ne pas critiquer ses élèves sur Facebook

Une professeure de primaire a été suspendue pour avoir écrit sur sa page Facebook qu’elle se sentait « comme une gardienne de prison en train de surveiller de futurs criminels ». Une pareille déclaration a fait le tour de son entourage direct et indirect pour atterrir très rapidement entre les mains de parents d’élèves. Dès le lendemain,  une armée de parents mécontents ont exigé que leurs enfants soient retirés de sa classe. Résultat : l’enseignante a été suspendue.

Etre prudent dans le mode d’application des règles de la classe

Le Dr. Frank J. Rybicki est assistant professeur en communications à l’université de Valdosta, en Géorgie. Une élève a porté plainte contre lui auprès de la police au motif qu’un ou plusieurs de ses doigts auraient été blessés quand il a brusquement fermé le couvercle de l’ordinateur portable de l’étudiante sous prétexte qu’elle furetait sur Facebook. Suite à la plainte, le professeur a été suspendu de ses fonctions et libéré sous caution. Des témoins de l’événement ont déclaré que le professeur avait plusieurs fois averti la jeune fille de quitter sa page Facebook, chose qu’elle aurait ignorée.

Partager vos impressions, mais sous certaines conditions

L’exercice du plus beau métier du monde peut amener à s’épancher sur la toile. Avec la démocratisation du blog, de nombreux enseignants partagent leur expérience et leurs déboires depuis leurs blogs. Ecrire sur son travail n’est pas répréhensible, les fonctionnaires de l’Education nationale peuvent s’exprimer tant que le droit de réserve  et que l’anonymat des élèves sont respectés. De ce fait, il faut garder à l’esprit que l’insulte et la diffamation en ligne sont répréhensibles juridiquement. Et surtout, évitez de publier ce que vous ne diriez déjà pas dans un espace public.

 

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